C'était le bon temps

L'enfance

À toi, mon contemporain…

L'enfance dans les années.....'40, '50, '60 et '70...

Si on regarde en arrière, c'est dur à croire qu'on a réussi à vivre si longtemps.

Lorsque nous étions enfants, nous nous promenions en auto sans ceinture de sécurité ou de coussins gonflables pour nous protéger. Nous pouvions même, à l'occasion, être passager à l'arrière d'un camion à boîte ouverte, par une belle journée d'été.

Nos couchettes étaient peintes de couleurs vibrantes au plomb. Il n'y avait pas de couvercle de sécurité sur les bouteilles de médicaments, ou de serrures sécuritaires sur les armoires. Et lorsque nous partions à bicyclette, on le faisait sans porter un casque de sécurité. On allait même en ville sur le pouce.

On buvait même de l'eau directement des boyaux d'arrosages, pas d'une bouteille. Quelle horreur.

On se faisait des petites voitures (boîte à savon) avec de vieux patins à roulettes ou de vieilles roues de voiturette et on se laissait aller dans les côtes. Pour s'apercevoir qu'on avait oublié de prévoir des freins. Après être entré dans les buissons à quelques reprises, c'est comme ça qu'on apprenait à solutionner le problème.

On partait de la maison le matin et on revenait le soir, souvent en même temps que les lumières de rues s'allumaient. Imaginez donc ça : pas de téléphone cellulaire, personne ne pouvait nous joindre de la journée.

On jouait des jeux dangereux et souvent, on se faisait mal. Il y avait des accidents, il y avait des coupures, et aussi des os cassés, mais personne n'était blâmé.

On se battait entre nous, on avait des rougeurs et des bleus, mais on apprenait à passer par-dessus.

On mangeait du gâteau, du pain et du beurre, des chips. On buvait de la liqueur douce. Nous n'étions pas obèses... Il faut dire que nous jouions presque toujours à l'extérieur. On buvait souvent à quatre ou à cinq d'une même bouteille et il n'y a jamais eu de décès à cause de ça.

On n'avait pas de Nintendo 64, de Playstation ou de X Box, sans compter les jeux vidéo ou même les 599 canaux à la télévision, les VCR, les téléphones cellulaires et les ordinateurs personnels, etc. etc...

Mais nous avions des amis et si nous voulions les voir, tout ce qu'on avait à faire, c'était de sortir dehors ou de se rendre chez eux, de sonner et d'entrer pour pouvoir leur parler. Imaginez donc ça, sans même demander la permission à nos parents. Comment pouvions-nous faire ça, sans gardiens, dans ce monde cruel?

On inventait des jeux, avec des bâtons et des balles de tennis, on mangeait toutes sortes de choses, mais contrairement à ce qu'on nous prédisait toujours, rarement quelqu'un perdait un oeil ou était infecté.

Certains étudiants n'étaient pas aussi futés que les autres et ils manquaient leur année et devaient recommencer une autre fois la même classe. Dégueulasse. Les examens n'étaient pas ajustés pour compenser, quelle que soit la raison.

Nos actions étaient les nôtres. Nous en supportions les conséquences. Personne pour nous cacher. L'idée de se faire protéger par nos parents si nous commettions une infraction était impensable. Nos parents étaient sur le côté de l'autorité, c'est t'y pas effrayant ?

Cette génération a produit les meilleurs preneurs de risque, solutionneurs et inventeurs. Les dernières 50 années ont été une explosion d'innovation et d'idées nouvelles. On avait la liberté, le succès, mais également la responsabilité ainsi que la défaite. Le plus important, c'est qu'on a appris à vivre avec tout ça.

Félicitations, car tu es un de ceux là.

S.V.P. transfère ces quelques lignes à quelqu'un qui comme nous a eu la chance de grandir avant que les avocats et les gouvernements se mettent à réglementer nos vies, " pour notre bien ".

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